Promesse phare de Jean-Luc Moudenc pendant la campagne municipale, l’agrandissement du Stadium à 43 000 places s’éloigne. Le maire de Toulouse reconnaît que le projet n’est plus à l’ordre du jour pour le TFC, sans pour autant l’enterrer définitivement.
Promesse marquante de sa campagne municipale, l’agrandissement du Stadium n’est plus une priorité immédiate pour Jean-Luc Moudenc. Le maire de Toulouse reconnaît que le changement de stratégie du TFC et les difficultés économiques du football français compliquent désormais sérieusement le projet.
En novembre dernier, Jean-Luc Moudenc affichait sa détermination : « Il faut arrêter d’en parler et le faire. » Réélu depuis, le maire de Toulouse tient désormais un discours nettement plus prudent sur l’extension du Stadium, qui devait faire passer l’enceinte du Ramier d’environ 33 000 à 43 000 places.
Lors d’un entretien accordé à La Dépêche ce jeudi, l’élu rappelle d’abord la condition qu’il avait posée pendant la campagne : « Rien ne pouvait se faire […] sans le club résident, c’est-à-dire sans le TFC. » Or, depuis le départ de Damien Comolli, le dossier n’est clairement plus une priorité du club.
Jean-Luc Moudenc reconnaît que le nouveau président du TFC, Olivier Cloarec, « a une vision notoirement différente de celle de son prédécesseur sur ce sujet ». Ce dernier préfère concentrer les moyens du club sur la finalisation du centre de performance, attendue à la fin de l’année. Une orientation que le maire juge « incontestablement » pertinente.
« Nous reprendrons ce sujet lorsque la conjoncture aura évolué »
À cela s’ajoutent les difficultés financières du football français, frappé par la baisse des revenus issus des droits télévisés. Selon Jean-Luc Moudenc, le président du TFC lui a clairement indiqué que l’agrandissement du Stadium « ne pouvait pas être à l’ordre du jour aujourd’hui ». « Je comprends bien que pour le club, il n’est pas d’actualité », admet désormais le maire.
Le projet n’est toutefois pas officiellement enterré. « Nous reprendrons ce sujet lorsque la conjoncture aura évolué et que le club aura des perspectives qu’il n’a pas aujourd’hui », assure Jean-Luc Moudenc. Mais entre les réserves exprimées cet été par l’ancien préfet sur les contraintes liées à la zone inondable, les finances serrées de la Métropole et, surtout, le peu d’empressement actuel du TFC, l’extension à 43 000 places paraît désormais repoussée à un horizon indéterminé.
















