À Agen, l’usine d’équarrissage Atemax-Akiolis reconnaît des nuisances olfactives anormales depuis juin. Biofiltre défaillant, bâtiments plus totalement hermétiques… La direction annonce des mesures pour réduire les mauvaises odeurs.
Bientôt moins de nuisances olfactives pour les habitants d’Agen ? Le maire, Laurent Bruneau, accompagné du préfet de Lot-et-Garonne, du président de l’Agglomération et du maire du Passage, s’est rendu à l’usine d’équarrissage Atemax-Akiolis ce mardi 22 septembre. Lors de cette réunion, la direction a reconnu que « la situation n’a pas du tout été normale depuis le mois de juin jusqu’à aujourd’hui ». « Elle en a conscience et met en place un processus pour aller mieux », indique Laurent Bruneau dans une vidéo publiée sur la page Facebook de la Ville.
Ce qui va être mis en place pour réduire les mauvaises odeurs à Agen
En cause, notamment : « un problème de fonctionnement avec le biofiltre », qui est « censé capter les mauvaises odeurs pour que ne ressortent dans l’atmosphère que des particules sans odeur ». « Il est actuellement expertisé. La direction ne comprend pas pourquoi il ne fonctionne pas, mais elle y travaille ». En plus de cela, « des odeurs s’échappent peut-être de bâtiments qui ne sont plus hermétiques ». En réponse, « un plan d’investissement pour le début de l’année 2027 pour rendre les bâtiments étanches aux odeurs » a été annoncé.
Toutefois, le maire souligne que ces annonces viennent répondre aux problématiques rencontrées « en situation normale ». « En situation de crise, nous n’avons pas encore eu de réponse précise de l’entreprise pour savoir ce qu’elle s’engage à faire », rapporte Laurent Bruneau, qui évoque ici « les fortes chaleurs qui augmentent la capacité de production ». « Les usines ne sont alors pas en capacité de tout traiter et des matières crues sont stockées sur le parking, dans les camions, qui dégagent aussi des odeurs ». C’est ce qui avait conduit Laurent Bruneau à alerter la préfecture en juillet dernier.
« Les nuisances que subissait la ville d’Agen étaient énormes. Il y avait à la fois une odeur de cru, une odeur de cuit, c’était insoutenable. D’autant plus dans ces périodes de canicule où on avait besoin d’ouvrir nos fenêtres », rappelle-t-il. Les discussions à ce sujet doivent donc être relancées. « Nous allons renouveler les temps de travail et d’échange avec les services de la préfecture. Nous aurons une réunion début novembre lors de laquelle nous demanderons à la direction de nous présenter le plan pluriannuel d’investissement qui sera engagé pour régler le problème ».










