Deux individus circulant en trottinette ont ouvert le feu au fusil à pompe sur une caméra de la ville, dans la nuit du 8 au 9 octobre dans le quartier de Bellefontaine, à Toulouse.
La dernière image captée montre deux silhouettes approcher dans la nuit. Elles circulent en trottinette, rue de Jérusalem, dans la cité de Bellefontaine, à Toulouse. Deux détonations retentissent. L’écran devient noir. Dans la nuit de jeudi à vendredi, deux balles de fusil à pompe ont fait exploser une caméra de vidéosurveillance.
Il est alors 2 h 55. À quelques centaines de mètres, des policiers présents au commissariat de Bellefontaine entendent distinctement les coups de feu. Une patrouille est immédiatement envoyée pour sécuriser le secteur, régulièrement en proie à des fusillades. Les fonctionnaires tombent sur une dizaine d’individus hostiles à leur présence. À chaque passage des véhicules de police, les insultes fusent et les cris redoublent.
Une caméra détruite en avril
Pour disperser le groupe, les policiers font usage d’une grenade lacrymogène avant de quitter les lieux. Ce n’est qu’un peu plus tard qu’ils apprennent ce qui vient de se produire : deux individus venus en trottinette ont ouvert le feu au fusil à pompe sur une caméra.
La scène rappelle presque trait pour trait celle survenue quelques mois plus tôt. Le 29 avril, déjà, deux caméras de vidéoprotection avaient été détruites à coups de fusil dans le quartier. Là encore, deux individus encapuchonnés avaient été repérés sur une trottinette électrique. Les tirs avaient alors fait disparaître instantanément les images des écrans du poste de sécurité municipal. La facture s’était élevée à environ 10 000 euros. En visant les caméras, les auteurs cherchent aussi à priver les forces de l’ordre d’un outil précieux.



















