Un Bangladais de 35 ans, en situation irrégulière sur le territoire français, a été interpellé près du Capitole, à Toulouse, après avoir agressé sexuellement une femme de 28 ans qui partait au travail, mardi matin. Sa photo trônait au commissariat après les agressions de trois jeunes filles, dont deux mineures, au printemps, dans le métro. Placé en garde à vue, le suspect nie les faits.
Comme chaque matin, elle se rendait au travail à pied, mardi 27 octobre, lorsqu’elle a senti une présence masculine dans son dos. Il était aux alentours de 7 heures, quartier Capitole, à Toulouse, et cette jeune femme de 28 ans a eu l’intuition glaçante qu’un inconnu la suivait. Elle s’est arrêtée sur le côté pour le laisser passer. C’est là que l’agression s’est déclenchée.
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Il la plaque contre un mur
« L’homme s’est frotté contre elle, lui a touché la poitrine. Elle l’a repoussé, mais il a insisté. Elle a réussi une première fois à se dégager et à s’éloigner », relève l’une de nos sources. Mais le trentenaire persiste. Il la rattrape, la plaque contre un mur et tente de l’embrasser.
Grâce à des témoins qui ont donné l’alerte, la police municipale a pu rapidement intervenir et appréhender l’agresseur sexuel présumé. Ramené au commissariat, son visage a tout de suite fait tilt chez les enquêteurs. Et pour cause.
Agressions en série dans le métro
Entre mi-avril et début mai, trois jeunes filles – deux mineures, une tout juste majeure – déposent plainte après avoir subi des attouchements sexuels dans le métro, sur le quai ou dans une rame de la ligne B. « C’était toujours le matin, vers 8 heures. Elles décrivent le même mode opératoire : un passager profite de l’affluence pour se coller à elles et leur toucher les parties intimes en donnant l’impression qu’il s’agit de mouvements anodins ».
L’une a crié et s’est enfuie de la rame quand les portes se sont ouvertes. Les deux autres, dans un premier temps sidérées, sont parvenues à se dégager et à fuir elles aussi. Grâce à leur témoignage et aux images de vidéosurveillance de Tisséo, une photo du suspect a pu être imprimée sans qu’il ne soit identifié. D’où la satisfaction des policiers lorsque l’agresseur présumé de la piétonne en centre-ville leur a été ramené. Un petit air de déjà vu.
Un Bangladais « sous OQTF »
Placé en garde à vue, cet homme de 35 ans, natif du Bangladesh et « sous OQTF » (Obligation de quitter le territoire français) de source proche de l’enquête, nie les faits qui lui sont reprochés. Sa garde à vue a été prolongée.

















