L’IGPN, la « police des polices », a été saisie après la plainte d’un manifestant de 20 ans, grièvement blessé à une main à Toulouse lors de heurts samedi avec les forces de l’ordre, a indiqué mercredi soir le parquet. Entendu dimanche dans le cadre d’une enquête pour « recherche des causes de blessures graves », le jeune homme a porté plainte pendant l’audition, a déclaré à l’AFP le procureur de la République à Toulouse, David Charmatz.
Lundi, le parquet a saisi l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) du chef de « violences volontaires par une personne dépositaire de l’autorité publique suivie de mutilation ou infirmité permanente lors d’une manifestation sur la voie publique », a encore affirmé David Charmatz.
« Cette qualification ne présume en rien de la nature juridique exacte de l’infraction éventuellement commise (…) mais ouvre au plus grave comme c’est la pratique », a-t-il précisé.
Au total, 1 435 personnes ont été interpellées en marge des manifestations pour le pouvoir d’achat et la défense des services publics samedi en France, a annoncé lundi le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, faisant état de 267 membres des forces de l’ordre blessés, et d’environ 150 manifestants blessés dont trois « assez » grièvement à Toulouse, Reims et Clermont-Ferrand.
Le parquet de Lyon a quant à lui indiqué mardi avoir ouvert une enquête confiée à l’IGPN « pour recherche des causes des blessures » sur le cas d’un homme qui ne manifestait pas, mais a été blessé en marge des manifestations le 24 octobre à Lyon.
















