Philippe Valdhy, médium installé dans le centre-ville de Toulouse, vient tout juste d’être intronisé chez la confrérie des Anysetiers. Un tournant symbolique pour ce professionnel en exercice depuis près de 30 ans. Si son agenda est aujourd’hui bien plein et s’il reçoit autant des personnalités publiques que des chefs d’entreprise, il ne se prédestinait pas du tout à prendre ce chemin professionnel. On vous raconte le parcours de ce Toulousain, conscient des critiques qui persistent à l’égard de sa profession.
Une peinture représentant une dame de cœur, des soleils dorés accrochés au mur, de grands fauteuils fleuris… Dans ce cabinet du centre-ville toulousain, où règne une odeur d’encens, la décoration est soignée. Depuis près de 30 ans, Philippe Valdhy y exerce son activité de médium. Autour de son cou brille la médaille de l’Ordre international des Anysetiers.
Une confrérie philanthropique qui rassemble des membres de tous horizons autour d’une même devise : « aider et donner de l’espoir ». Par des repas et événements caritatifs, elle collecte des fonds destinés à soutenir des associations, financer la recherche médicale, valoriser le patrimoine, etc. Il a été intronisé en mai dernier.
Changement radical de carrière
Une nouvelle étape dans le parcours de ce médium qui, s’il accumule trois décennies d’expérience, ne s’orientait à la base pas du tout vers cette voie. Il raconte avoir découvert ses capacités dès l’adolescence, avant de les mettre de côté pour suivre des études de commerce et travailler dans l’hôtellerie. Mais à 28 ans, il quitte cette carrière toute tracée pour tenter l’aventure.
« Je me suis installé pour un an en me disant : on verra », se souvient-il. Les débuts sont progressifs : il reçoit d’abord quelques personnes le week-end, avant de commencer à plein temps en 1998. Son passage sur Télé Toulouse, où il anime des émissions de voyance entre 2003 et 2013, contribue à faire connaître son nom.
Il se définit comme un « médium pur ». Contrairement aux voyants qui s’appuient uniquement sur les cartes, lui travaille à partir de ressentis, de flashes, de messages qu’il attribue à ses guides ou aux défunts liés à ses consultants. À ces perceptions, il associe la numérologie, l’astrologie, les tarots et les oracles. Chaque consultation suit le même déroulé : tirage général, puis échange centré sur les préoccupations du client.
Une profession controversée
Les demandes concernent avant tout la vie sentimentale. « Les gens souffrent beaucoup de solitude », observe-t-il. Viennent ensuite les questions professionnelles et financières, tandis que la santé est souvent abordée en dernier. Sa clientèle est variée : particuliers, chefs d’entreprise, professions libérales, pilotes, sportifs ou encore personnalités publiques.
S’il reconnaît que son métier reste controversé, Philippe Valdhy regrette que les dérives du secteur soient surtout mises en lumière. « Il y a des charlatans, bien sûr. Mais il y a aussi des professionnels installés depuis des années qui exercent sérieusement », insiste-t-il. Une manière, selon lui, de rappeler qu’au-delà des croyances, son activité repose avant tout sur l’écoute et l’accompagnement de personnes en quête de réponses.













