Deux jeunes, âgés de 21 ans, ont été mis en examen dans une affaire d’incendie mortel début avril, au quartier des Pradettes, à Toulouse. Les suspects contestent leur participation aux faits, « opérés sur fond de rivalités liées au trafic de stupéfiants », d’après le parquet, ce vendredi 19 juin.
Deux hommes sont soupçonnés d’avoir volontairement déclenché un incendie aux Pradettes, à l’Ouest de Toulouse, dans la nuit du 9 au 10 avril. Les faits ont été « opérés sur fond de rivalités liées au trafic de stupéfiants« , selon une annonce du parquet ce vendredi 19 juin. Un homme de 42 ans est décédé après avoir sauté du 4e étage pour échapper aux fumées ce soir-là. Deux autres habitants, qui s’étaient également défenestrés, avaient été hospitalisés en urgence absolue à Purpan.
La piste criminelle envisagée depuis le jour du drame
Vendredi 10 avril, peu avant 4 heures du matin, les pompiers de Haute-Garonne sont intervenus dans un immeuble de cinq étages, passage Julien-Forgues aux Pradettes. D’importants moyens ont été mis en oeuvre, dont deux engins incendie, et deux échelles aériennes. La piste criminelle a été rapidement privilégiée. Le jour-même, le parquet de Toulouse a ouvert une enquête pour « dégradation de biens par moyen dangereux pour les personnes ayant entraîné la mort.«
D’après les caméras de vidéosurveillance, les suspects se sont rendus sur les lieux à bord d’un véhicule. L’un d’entre eux, le passager, s’en est extrait pour aller mettre le feu, avant de remonter à bord et de s’enfuir. Dans le cadre de l’instruction, ouverte le 22 avril, les enquêteurs sont parvenus à remonter la piste du véhicule de location utilisé par les incendiaires. Les empreintes et l’ADN des suspects y ont été retrouvés.
Deux jeunes de 21 ans placés en détention provisoire
Les deux hommes, âgées de 21 ans, ont été interpelés ce mardi 16 juin. Une femme, à l’origine de la location, a également été interpelée. Elle a finalement été relâchée, « n’ayant pas eu connaissance de l’usage qui avait été fait du véhicule de location cette nuit-là« , précise le parquet de Toulouse.
Les suspects ont été mis en examen et placés en détention provisoire ce mercredi 17 juin. Ils contestent leur participation à l’incendie. Ils ont déjà été condamnés pour trafic de stupéfiants. » L’un d’eux était sous sursis probatoire au moment de faits« , précise le parquet.
Les faits qui leur sont reprochés sont passibles de la réclusion criminelle à perpétuité.
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