Premier établissement privé de France pour le chiffre d’affaires, la clinique Pasteur de Toulouse, connue notamment pour son activité de cardiologie et de cancérologie, poursuit sa progression. Le projet « Pasteur 2030 » intègre un nouveau volet immobilier avec l’extension d’un bâtiment qui va doubler sa surface. Le plateau de soins critiques et la cardiologie interventionnelle sont au cœur de ce nouvel aménagement. Les travaux démarreront en mars 2027 pour une durée de quatre ans.
En 2027, la clinique Pasteur de Toulouse fêtera ses 70 ans au rythme de nouveaux travaux. Premier établissement privé de France (145 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2023), elle se lance encore dans un projet immobilier qui, selon son directeur, ne sera certainement pas le dernier. « Ici, il y a des événements immobiliers majeurs tous les trois à cinq ans. Ils traduisent le dynamisme de la clinique et du projet médical », introduit Loïc Lagarde, directeur de la clinique Pasteur depuis avril 2023.
Le jeu de Tetris continue donc. La petite ville hospitalière avec ses 11 portes d’entrée poursuit son extension, bloc par bloc. Après l’ouverture, à la fin de l’année 2024, du nouveau bâtiment Îlot (11 000 m² pour accueillir toute l’activité de consultation), un autre chantier est sur le point de démarrer. Baptisé « Pasteur 2030 », ce projet va permettre d’aligner le bâtiment C, situé avenue Rémy Sans, au niveau du bâtiment principal de l’avenue de Lombez. « On remet le bâtiment C, qui était vieillissant, au goût du jour. En le rehaussant, il passera de 2 500 m² à environ 6 000 m² », détaille Loïc Lagarde.
Rénovation de la réanimation
Les travaux doivent démarrer en mars 2027 et s’étaleront sur quatre ans avec des livraisons intermédiaires sans interruption de l’activité hospitalière. « Nous allons remettre à neuf tout notre plateau de soins critiques, c’est-à-dire nos 16 boxes de réanimation et nos 14 lits de soins intensifs, en tenant compte des nouvelles normes et de tout ce qu’on a appris sur les pratiques en réanimation depuis une vingtaine d’années. On va notamment revoir les apports de lumière et faire attention au bruit, on sait l’importance que ça a pour les patients. En travaillant notre bâtiment différemment, on pourra agrandir la cardiologie interventionnelle en ajoutant quatre blocs, c’est essentiel dans le contexte de vieillissement de la population. On rénovera aussi le bâtiment de la réanimation », complète le directeur de la clinique.

17 nouveaux médecins recrutés en 2025
Le projet Pasteur 2030 ancre un peu plus la clinique dans le quartier des Arènes. « Il y a encore un bel avenir ici, avec des possibilités de développement, dans un quartier devenu un nœud multimodal. Nous avons recruté 17 nouveaux médecins en 2025, l’immobilier n’est que la face émergée de l’iceberg. Notre projet pour les cinq ans à venir, c’est de renforcer l’excellence de nos plateaux techniques et de les rendre disponibles au plus grand nombre. Ce projet médical ambitieux est réalisable parce qu’on possède notre immobilier et que les actionnaires sont les médecins qui réinvestissent tout dans l’outil de travail ».
« Il faut accepter un volume conséquent de patients »
Près de 40 % des patients de la clinique Pasteur ne viennent pas de Haute-Garonne, un chiffre qui grimpe à 50 % pour certaines spécialités dont la cardiologie. « Dans une agglomération qui reçoit 17 000 nouveaux habitants par an et avec des déserts médicaux à nos portes, nous avons un enjeu de responsabilité populationnelle. Nous devons pouvoir dire oui à la venue d’un patient. Les demandes sont de plus en plus nombreuses, il n’y a pas davantage de lits ou de médecins, il faut que tout le monde se serre les coudes et accepte un volume conséquent de patients tout en maintenant une qualité haute », conclut Loïc Lagarde.














