Derrière une salle accueillante et une cuisine bistronomique généreuse, Paola et Noémie font du Six Bistrot une adresse pleine de charme. Avec un menu renouvelé chaque semaine à 27 €, midi et soir, ce duo complice mise sur les produits et les assiettes gourmandes, le tout porté par une belle histoire d’amour.
« Bonjour, nous aurons probablement dans les 15 minutes de retard », « Tout va bien ? Prenez votre temps, il n’y a aucun problème ». Réponse faite en plus d’une voix douce et rassurante, à peine le trajet amorcé, nous savions déjà que l’essentiel était là. Il y a un peu de monde ce midi, la salle est claire, certains murs colorés, les chaises jaunes et l’accueil souriant. Rien qui ne viendrait altérer la confiance amorcée, bien au contraire, la bonne humeur du jour s’est confirmée sans peine.
Le Six Bistrot étant en situé au milieu d’une zone commerciale morose en contre-allée de l’avenue principale traversant Saint-Jean, son statut de rayon de soleil ne pouvait que se confirmer. Aux commandes de ce petit bistrot, on retrouve Paola en cuisine et Noémie en salle, une paire, un couple et c’est tout (une stagiaire les a rejoints depuis peu) pour gérer toute cette aventure haut-garonnaise.

Une histoire d’amour avant tout
Une belle histoire d’amour, ça ne fait pas de mal dans ces périodes plutôt moroses, enclines au doute et au questionnement. Paola, la cheffe, fait ses armes dans des gastros à Versailles type le Trianon Palace ou la Table du 11 avant de réaliser que ce qui lui plaît tient plus du bistrot, voire de la bistronomie. Elle continue alors de se « former » dans ce type d’établissement et rencontre Noémie.
Noémie, c’est plutôt le service, après 7 ans passés en tant que barmaid, elle rencontre un grand chef barman et se forme à la mixologie. Les deux font la paire, elles en ont marre de la région parisienne, Paola fait valoir ses racines occitanes. Une affaire est à vendre à Saint-Jean, près de l’Union, le tarif est à leur portée, bingo, le Six Bistrot voit le jour début décembre 2023. Pourquoi ce nom, pourrait-on se demander ? Noémie est née un 6 février, Paola un 6 avril et elles ont signé le restaurant un 6 novembre, cela paraît tout de suite plus clair.

Un menu à 27 €, midi et soir
Le même menu midi et soir, un poil au-dessus de ce qui se fait le midi, en dessous concernant le soir. Deux entrées, deux plats et deux desserts au choix, le menu change toutes les semaines. Nous aurions pu opter pour l’œuf mayonnaise aux herbes, lard grillé et pickles de moutarde, mais avoir été jury du concours du meilleur œuf mayo d’Occitanie lundi dernier nous a quelque peu freinés dans notre élan, cela aurait été l’huile de trop.
Ce sera donc carpaccio de betterave, crème de gorgonzola, poire et noix. La betterave cuite est duveteuse, très agréable, elle fond en bouche. L’ensemble est léger, les goûts, même si certains auraient peut-être mérité d’être plus marqués (le gorgonzola par exemple), très complémentaires et nous n’avions qu’une envie au sortir de la dégustation : ne laisser aucune trace de notre passage dans l’assiette à coups de quignon de pain !
Le plat arrive à table, ce ne sont pas les crevettes, risotto aux petits légumes, émulsion aux épices façon paella mais le chou confit au vin blanc, saucisse fumée, mousse de pomme de terre aux épices d’une choucroute, huile verte et moutarde. La saucisse claque sous la dent, le chou façon choucroute délicieux et la crème de pomme de terre vient faire la liaison. La moutarde et l’huile verte tiennent leurs rôles et contribuent à leur façon au régal général mais pas frugal.
Pour la touche sucrée, le biscuit de Savoie, chantilly et fruits rouges fut plus qu’accepté par nos papilles déjà régalées. Le crémeux choco-coco aurait peut-être été de trop… Nous le saurons la prochaine fois, bonne continuation !


















