Le Stade Toulousain, leader du Top 14, passait ce mardi 26 mai devant la commission de discipline de la LNR pour tenter d’éviter de nouvelles sanctions à son encontre. La rémunération de l’international français Anthony Jelonch et les primes versées aux joueurs étaient les deux questions examinées lors de cette audience qui a duré plus de trois heures. La commission doit rendre ses conclusions d’ici plusieurs jours.
Déjà pénalisé plusieurs fois lors des dernières saisons, le Stade toulousain a comparu ce mardi 26 mai devant la commission de discipline de la Ligue nationale de rugby (LNR) en charge du respect du règlement du plafond salarial et risque une très lourde amende. L’audience a commencé vers 9 h 30 et a duré plus de trois heures, à l’issue desquelles les avocats du Stade toulousain n’ont pas souhaité faire de commentaire. La décision de la commission est attendue dans les prochains jours.
Le Stade toulousain a dû s’expliquer sur des dépassements du plafond encadrant la masse salariale autorisée pour les clubs de Top 14 lors de trois des quatre dernières saisons (2021/2022, 2022/2023 et 2024/2025) ainsi que des « manquements à l’obligation générale de transparence et de coopération » de 2021 à 2025.
Le premier des deux dossiers abordés par la commission de discipline de la LNR concerne la rémunération du troisième ligne Anthony Jelonch, avec un contrat d’image sans contrepartie visible entre le joueur et la société de services aéroportuaires 3S-Alyzia, également partenaire du club. Dans ce cas de figure, le contrat d’image doit être déclaré à la Ligue. « Qu’Anthony Jelonch n’aurait rien fait pour le groupe 3S, c’est faux », a déclaré le président du Stade toulousain Didier Lacroix début mai, refusant toutefois de dévoiler la ligne de défense du club.
Plusieurs fois condamnés
Le président toulousain milite pour une modification du règlement du salary cap, notamment concernant l’inclusion des rémunérations versées par les partenaires du club à ses joueurs. Toulouse comparaît également au sujet des primes versées à ses joueurs : le club champion a le droit de verser jusqu’à 500 000 euros de prime sans inclure cette somme dans le calcul du salary cap, à condition qu’elles soient communiquées à la LNR et qu’elles soient « comptabilisées dans les comptes du club arrêtés au 30 juin de la saison concernée », est-il précisé dans le règlement.
« On pense avoir versé nos primes comme les autres années, sauf qu’on a eu un questionnement sur ces primes-là. Donc on se justifiera sur ces primes-là », expliquait Didier Lacroix. Son club a déjà été sanctionné d’une amende de 50 000 euros avec sursis en 2023 lors du départ de l’ailier des Springboks Cheslin Kolbe vers Toulon, puis en 2025 avait accepté de verser une « contribution » de 1,3 million d’euros à la Ligue pour le transfert de l’arrière international Melvyn Jaminet depuis Perpignan.
Les modalités de ce transfert ont aussi coûté deux points cette saison au triple champion de France en titre, une sanction prononcée par l’Autorité de régulation du rugby, ce qui ne l’empêche pas de toujours caracoler en tête du Top 14. Pour les infractions étudiées mardi, la commission pourrait sanctionner Toulouse de lourdes amendes, qui peuvent se compter en millions d’euros. En revanche, le club ne peut pas être pénalisé sportivement car ce n’était pas prévu dans le règlement de la Ligue au moment des infractions. La plus grosse somme versée après des infractions au salary cap avait été réglée par Montpellier en 2020 et s’élevait à 3 millions d’euros.












