Un jeune homme de 20 ans a été blessé par balle, à Toulouse, dans la nuit de lundi à mardi. Le cinquième du genre de ce week-end prolongé. La victime évoquerait un acte crapuleux. Les enquêteurs de la PJ demeurent plus circonspects.
C’est le tube du moment à Toulouse. En espérant qu’il ne devienne pas le carton de l’été. Dans la nuit de lundi à mardi, un homme s’est présenté aux urgences de l’hôpital Purpan avec une blessure par balle. Le cinquième de ce week-end prolongé de Pentecôte.
Motif crapuleux ou rappel de créance ?
Selon un connaisseur de l’affaire, la victime, touchée au mollet, ne serait pas décidée pour l’heure à déposer plainte, laissant poindre le spectre d’une possible « jambisation » sur fond de trafic de stupéfiants.
Ce que les spécialistes les plus fins baptisent un « rappel de créance ». Mais au regard de ses premières explications, c’est un motif purement crapuleux qui aurait mis le tireur sur son chemin.
Vers 1 h 30 du matin, route de Seysses, dans le quartier Saint-Simon, quatre hommes encagoulés et armés lui font face. Ils en veulent à son sac d’après ses premières déclarations.
Le jeune homme de 20 ans ne cherche pas à faire des phrases, appuie fort sur les jarrets et tente de se muer instantanément en Usain Bolt. Les lois de la physique étant ce qu’elles sont, il aurait alors ressenti une vive douleur avant d’entendre le (double ?) coup de feu du « starter ».
Une balle dans le mollet
Touché au mollet, c’est finalement un ami qui l’a conduit aux urgences deux heures plus tard. Et les soignants qui ont signalé à la police cette blessure par balle sans risque vital à l’horizon, comme la loi de la République les y oblige.
De source proche de l’enquête, la victime serait connue des services de police pour des délits liés aux stupéfiants. À ce stade, les policiers ne disposaient pas du calibre de la balle, cette dernière ayant traversé les chairs de part en part avant de se perdre dans la nature. L’enquête a été confiée aux hommes de la PJ.
Au cours du week-end, quatre autres jeunes hommes ont été victimes de blessures par arme à feu à Toulouse. Aucun décès n’est cependant à déplorer.
















