Il est interdit de se baigner dans le Tarn jusqu’au jeudi 30 juillet. Pour cause : un déversement d’eaux usées accidentel survenu mardi 28 juillet. Toute baignade, activités aquatiques et nautiques sont interdites sur un secteur allant de Mostuéjouls à Aguessac.
Si vous comptiez vous rafraichir pendant la nouvelle vague de canicule annoncée dans toute la France, vous ne pourrez pas le faire dans les gorges du Tarn. Une interdiction à la baignade et aux activités aquatiques vient d’être communiquée par la préfète de l’Aveyron. Seules les villes de Mostuéjouls (en aval de l’église Notre-Dame-des-Champs), Rivière-sur-Tarn, La Cresse, Compeyre, Paulhac et Aguessac sont concernées.
Des eaux usées déversées dans le Tarn
L’interdiction de baignade dans le Tarn est en fait due à un incident. Des eaux usées non traitées ont été accidentellement déversées dans la rivière le 28 juillet. La préfecture du Tarn insiste sur le contenu de ces eaux. Il s’agit de « micro-organismes d’origine fécale (bactéries, virus entériques et parasites) susceptibles de provoquer,principalement par ingestion ou immersion involontaires d’eau, des gastro-entérites aiguës, ainsi que des infections ORL, oculaires ou cutanées.».
L’interdiction de baignade dans le Tarn n’est pas liée à une simple dégradation de la qualité de l’eau, mais à un rejet accidentel d’eaux usées non traitées survenu le 28 juillet. À la suite d’un dysfonctionnement des postes de pompage de Mostuéjouls et de Boyne, des effluents chargés de matières fécales ont été déversés directement dans la rivière avant que les installations ne soient réparées le même jour à midi. Par mesure de précaution, la préfète de l’Aveyron a immédiatement interdit la baignade ainsi que toutes les activités aquatiques et nautiques sur 10 kilomètres en aval du point de pollution, et ce jusqu’au jeudi 30 juillet à 12 heures.
Interdit de se baigner dans le Tarn avant le 30 juillet
En attendant les résultats des prélèvements, le principe de précaution prévaut. La levée de l’interdiction ne pourra intervenir qu’une fois les analyses déclarées conformes. Les personnes ayant fréquenté les sites concernés depuis le matin du 28 juillet et présentant des troubles digestifs sont invitées à consulter leur médecin traitant, prévient l’ARS (Agence régionale de santé).


















