La saison estivale vire au casse-tête logistique pour la guinguette « Les Terrasses de l’Atelier » à Toulouse. Faute de stationnement disponible, l’établissement voit certains de ses clients annuler leurs réservations. En cause : une impossibilité d’accéder au parking public habituellement utilisé en raison de son occupation par des gens du voyage. Avec des conséquences non négligeables pour le restaurant. La mairie annonce engager une procédure d’expulsion. On vous explique.
Une saison d’été qui ne se passe pas comme prévu pour cette guinguette toulousaine. « Les Terrasses de l’Atelier« , située chemin des Étroits, près de l’île du Ramier, subit d’importants problèmes de stationnement pour ses clients. Tout commence en avril dernier. Alors que l’établissement s’apprête à ouvrir pour sa huitième saison consécutive, les gérants s’aperçoivent que le parking qu’ils utilisent habituellement pour accueillir leur clientèle est occupé par des gens du voyage. La guinguette utilise, en effet, le parking du stade Robert-Barran depuis son ouverture, ne disposant pas d’un parking privé.
Une navette qui leur coûte 35 000 € par saison
« Pendant plusieurs années, ce parking nous a permis d’apporter une réponse efficace à cette problématique. Nos clients y stationnaient leur véhicule avant d’être conduits gratuitement jusqu’à notre établissement avec une navette », explique Garance Rigot, gérante des « Terrasses de l’Atelier ». Une navette prise en charge par l’établissement et qui lui coûte près de 35 000 euros par saison.
Des gens du voyage occupent le parking
Mais depuis plusieurs mois, ce parking n’est plus disponible, étant occupé par des gens du voyage. « Nous sommes bien embêtés. La clientèle s’est plainte puisque nous avions mis en place ce fonctionnement gratuitement. C’est compliqué de revenir en arrière », confie la gérante.
Pour faire face à ce problème, l’entreprise a déployé une navette qui part du Stadium pour amener les clients jusqu’à l’établissement. Une solution qui la contraint à parcourir une plus grande distance que pour le stade Robert-Barran, plus proche des « Terrasses de l’Atelier ». « À cet emplacement, nous dépendons aussi des évènements sportifs. Au moment de l’ouverture en avril, le TFC n’avait pas terminé la saison et cet été, il y a eu la fan zone pour les matchs de l’équipe de France« , précise Garance Rigot.
« Nous avons le sentiment de devoir faire face seuls à ce problème »
Ce que l’établissement souhaite, c’est bien le retour à sa situation antérieure. « Nous voudrions un retour à la situation initiale où l’on pouvait accéder au parking Robert-Barran, c’était la solution la plus commode pour nous, ce serait fabuleux », demande l’entreprise. Mais en attendant, l’établissement perd de la clientèle. « Nous sommes contraints de nous adapter heure par heure, ce problème de stationnement nous pénalise. Nous avons perdu de la fréquentation et donc du chiffre d’affaires. Des clients nous appellent même pour annuler leur réservation en nous disant qu’il est trop compliqué de venir en voiture. »
Les gérants de la guinguette, qui expliquent avoir contacté la mairie, se trouvent démunis et ont l’impression de ne pas être entendus. « Nous avons le sentiment de devoir faire face seuls à ce problème, sans véritable accompagnement ni compréhension de la part de la mairie, alors même que ses conséquences impactent directement notre activité ».
La mairie annonce l’engagement d’une procédure d’expulsion
« La mairie de Toulouse a engagé immédiatement la procédure d’expulsion dès qu’elle a eu connaissance de cette situation d’occupation le week-end dernier. La collectivité a obtenu une ordonnance d’expulsion favorable. Son exécution – et donc l’évacuation des lieux par les forces de l’ordre – est maintenant du ressort de l’État », communique la mairie.
« Au préalable, et comme la mairie le fait systématiquement, une solution alternative avait été proposée aux occupants avec un déplacement sur les aires où des places sont disponibles (comme à Rangueil, par exemple). Elle a été refusée par les occupants, ne laissant à la collectivité d’autre choix que d’engager cette procédure d’expulsion pour faire cesser cette situation illégale », explique-t-elle.












