À Toulouse, l’heure est au bilan après une manifestation qui a viré au chaos ce samedi 17 octobre. Le préfet déplore la présence de 1 500 à 2 000 individus qui ont provoqué des affrontements puis pillé des magasins en ville. Une vingtaine de commerces ont ainsi été touchés. Samedi soir, les forces de l’ordre avaient procédé à 94 interpellations.
La manifestation du 17 octobre a été très suivie à Toulouse avec 32 000 participants dans la rue selon la préfecture et 80 000 selon la CGT. Mais elle s’est achevée par des affrontements avec la police, puis des pillages dans le centre-ville avec des scènes de guérilla qui se sont poursuivies jusque dans la soirée.
Selon un premier bilan dressé samedi soir par la préfecture, 1 500 à 2 000 casseurs « préparés, cagoulés et équipés pour piller, vandaliser et affronter les forces de l’ordre » se sont mêlés aux manifestants et ont déambulé en ville.
Une vingtaine de boutiques de l’hyper-centre ont été pillées ou ont fait l’objet de tentatives de pillages. Des enseignes de prêt-à-porter par exemple comme Bershka rue Alsace, Courir rue Saint-Rome…
Le mobilier urbain, les abribus, la voirie ont subi de nombreux dégâts. Les casseurs ont notamment essayé de se procurer des pierres çà et là.
À 23 h 30, les forces de l’ordre avaient procédé à pas moins de 94 interpellations « pour des jets de projectiles, des tentatives d’incendie, des ports d’armes ou encore des vols et recels de vol », indique la préfecture.
« Aucune revendication ne justifie le recours à cette violence inacceptable », a déclaré le préfet, Fabrice Rigoulet-Roze, qui souligne que onze policiers et gendarmes ont par ailleurs été blessés.















