Créé en 1999 sur l’ancienne base aérienne 101 de Toulouse, le régiment du train parachutiste est un régiment rattaché à l’armée de Terre. Ayant participé récemment à l’évacuation de ressortissants au Soudan et à des largages humanitaires à Gaza, les militaires du 1er RTP garantissent le largage du matériel des parachutistes français en tout temps et en tout lieu.
Situé à Toulouse, le 1er régiment du train parachutiste (RTP) est le seul en France, et l’un des rares en Europe, à maîtriser la logistique aéroportée avec conditionnement des charges, chargement dans les avions et largage du matériel. « Là où d’autres pays confient cette dernière étape à leur armée de l’air, ce sont ici des soldats de l’armée de terre qui accompagnent les charges jusqu’au largage », ajoute le lieutenant Thomas.
Commandé par le chef de corps, le colonel Xavier Combet, le régiment du train parachutiste compte 650 militaires et 250 réservistes. Leur mission principale est la mise à terre de la 11e brigade parachutiste, qui regroupe tous les régiments parachutistes de France, avec leurs hommes et leur matériel, n’importe où dans le monde. Les avions utilisés pour ces missions sont le petit Casa, le C-130 Hercule et l’A400M qui appartiennent à l’armée de l’air et qui les met à disposition selon les besoins.
Techniques de largage et précision millimétrée
Selon le poids et la taille de la charge, le régiment dispose de trois méthodes de largage. Le petit colis, jusqu’à 250 kg, est poussé à la main par les portes latérales de l’avion. Ensuite, le largage par gravité, jusqu’à 2,5 tonnes, où l’avion se cabre légèrement et la charge glisse sur des rails hors de la soute, portée par son propre poids.
Et enfin le largage par éjection, jusqu’à 8 tonnes, où un petit parachute « éjecteur » est lâché dans le sillage de l’avion et tire la charge vers l’extérieur avec force. « C’est la technique la plus complexe que nous utilisons pour les charges trop lourdes ou trop longues pour sortir seules sans risquer de percuter la carlingue », précise le lieutenant.
« Notre précision au sol est remarquable, entre 50 et 100 mètres, même pour des charges de plusieurs tonnes. » Le régiment est également responsable du pliage des parachutes de largage de matériel. Après chaque exercice, les voiles sont récupérées, séchées dans une tour spéciale pour éliminer l’humidité et les débris, puis inspectées avant d’être repliées et stockées. Les voiles vont de 4 m² (petites voiles pilotes qui déclenchent l’ouverture des autres) à 730 m² pour les plus grandes, capables de ralentir des charges de plusieurs tonnes.

Un simulateur unique au monde
Pour former ses équipes sans immobiliser d’avion, le régiment dispose d’un simulateur de soute d’A400M à l’échelle 1. Il y en a quatre dans le monde, au Royaume-Uni, en Allemagne, au centre de formation Airbus à Séville et donc à Toulouse. Reproduisant fidèlement les dimensions et les équipements de la soute, soit 17 mètres de long, 4 mètres de haut et de large, rampe arrière fonctionnelle à vitesse réelle, il peut même simuler des conditions nocturnes en plein jour grâce aux rideaux occultants du bâtiment. Airbus l’utilise pour former les nations qui n’ont pas les moyens de s’offrir leur propre simulateur ; la France, elle, a préféré s’autoformer avec son propre outil.
Une soixantaines militaires du 1 er RTP réalisent un raid caritatif à travers la France.
Du 27 mai au 6 juin 2026, une soixantaine de militaires du 1er RTP de Toulouse vont parcourir 1 000km à vélo et en course à pied partant de leur régiment jusqu’à Sainte-Mère-Église. L’objectif principal est notamment de récolter des fonds au profit de l’ « Entraide Parachutiste ». Créée en 1950, cette association réalise un travail d’accompagnement et de soutien auprès des parachutistes blessés et des familles endeuillées. Une cagnotte est en ligne pour contribuer à cette levée de fonds : entraide-nationale.fr/hyperdon/raid-neptune-2026













